Simone Boccanegra, Bastille, 28/05/2006

Publié le par Friedmund

Je n'ajoute rien sur la mise scène, que je continue à trouver tout à fait intéressante: on a fait à Paris ces dernières années ovations à plus idiot et laid (au hasard l'Otello de Serban) ou à bien plus traître à l'oeuvre (la Dame de Pique de Dodin par exemple). Pourquoi donc ce spectacle dérange t-il à ce point?  

Carlos Alvarez et Ferrucio Furlanetto, malgré le manque de charisme du premier et le relatif manque de noblesse du second, restent deux protagonistes passionnants et à qui je vois peu de concurrents dans les grands rôles verdiens de leurs tessitures respectives. Leur duo du III était un bien beau moment.

Rien que pour ces deux là, bien secondés de surcroît par un couple d'amoureux lyrique et frais et un superbe Ferrari, ces représentations sont une belle fête verdienne, à peine gâché par un Cambreling lourd, bruyant et anémié, salué par de nombreuses et sonores huées parmi les applaudissements au rideau final.

Je le redis, mais un bien beau plateau vocal est à l'oeuvre pour ces représentations. Et cette mise en scène est bien plus fertile que ce que l'on en dit à qui veut bien s'en imprégner.

 

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Publié dans Saison 2005-2006

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