Fidelio, Châtelet, 27/06/2006

Publié le par Friedmund




Quatre constats en revenant de la représentation de ce soir:


1) Pleurez mes yeux... du grand Châtelet comme ça (rappels et ovations en cascades) et comme on en voyait depuis 15 ans, qu'en restera t-il la saison prochaine?

2) Plateau parfait. Il sort d'où ce Pizzaro intelligent, mordant et terriblement terrifiant, sans effet inutile, rien que par la qualité et la solidité de l'instrument, puissant et capable de nuancer quand nécessaire (Juha Uusitalo)? Ben Heppner chante vraiment très bien, mais ce Florestan peine quand même à s’incarner, contrairement au Rocco de Salminen, captivant. Pavol Breslik et Henriette Bonde-Hansen sont délicieux, François Lis plus décevant.


3) Décidément, on n’est pas gâté avec les chefs à Paris cette saison... Chung a été  lourdingue, bruyant, sans équilibre des pupitres, ni lyrisme dans les phrasés: tout dans l'effet vulgaire et bien assourdissant de préférence.

4) Mais surtout: Mattila est définitivement le plus grand soprano en activité, et une Léonore d'ores et déjà de légende (la lumière de Janowitz, le frémissement de Jones, la vérité de Ludwig réunis). Point.

 

 

 

 

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Publié dans Saison 2005-2006

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