Iphigénie en Tauride, Garnier, 10/07/2006

Publié le par Friedmund

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En seconde relecture, et une fois l'effet de surprise passé, la mise en scène m'est apparue d'une affligeante banalité et d'un grand vide quand on pense aux sommets de tension déployés par la partition et le livret. Ce n'est même pas scandaleux, c'est inodore et d'une médiocrité de résultat à la hauteur de la prétention de l'approche: rarement vu un tel pétard mouillé sur une scène lyrique...

Le feu d'artifices musical reste lui de premier ordre. Minkowski est un magicien, un sorcier: comment obtient-il des sonorités si riches, si mordantes? Génial, pour un orchestre somptueux que l'on espère réentendre invité souvent à l'ONP: rêve d'avance destiné à rester inassouvi?

Beau plateau, toujours dominé par un Beuron magnifique de tout, malgré quelques signes de fatigue vocale pour cette dernière, à moins que ce ne soit du à une montée sensible du diapason: Garnier était une fournaise ce soir. Wresseling est une belle diseuse, mais n'égale pas tout à fait à mon sens Graham, dont la voix est d'une étoffe autrement plus luxueuse.

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Publié dans Saison 2005-2006

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