Orpheus quasi aurea phones
A quelques jours du quadricentaire de la création de l’Orfeo de Monteverdi, j’ai souhaité placer cet endroit sous le patronage d’Orphée et de sa «voix presque d’or» (Boccace).
«Pourtant, bien qu'Orphée ait reçu le juste châtiment de sa transgression, lorsqu'il est démembré par les ménades, il reste de lui quelque chose, sa tête, qui ira précisément s'échouer sur une île considérée comme le berceau de la lyrique, Lesbos, pour donner naissance à une génération de poètes qui allaient de nouveau affronter l'aventure de la création artistique: ne pas se résigner à l'acceptation de la médiocrité et de la vulgarité de l'être humain, de son caractère éphémère, mais affronter les risques de la transgression, de l'élévation à des niveaux supérieurs à la sphère purement humaine, à cette sorte d'immortalité à laquelle on peut parvenir grâce à l'exercice de la musique et de la poésie.» (Alberto Bernabé, extrait du collectif autour de l'Orfeo publé récemment par Glossa).