Waltraud Meier, Champs-Elysées, 23/01/2006
Alban Berg : Sieben frühe Lieder
Mahler : extraits du Knaben Wunderhorn
R. Strauss : Cäcilie ; Winterweihe ; Morgen ; Wie sollten wir geheim sie halten ; Die Nacht ; Zueignung.
Lieder de Schubert
Ganymed D. 544
Mignons Gesang D.321 (Nachlass, Lfg. 20)
Lied der Mignon, D. 877, op. 62 I, II et III
Gretchen am Spinnrad D. 118
Der Tod und das Mädchen, D. 531
Die Junge Nonne D. 828
Des Berg prenants, des Schubert à contre-emploi moyennement réussis, de beaux Mahler un peu inégaux (mais un magnifique Urlicht en bis), c'est avec Strauss que la soirée prit son envol sur la fin. J'ai trouvé les Berg très voluptueux et parfaitement dosés, et pour tout dire assez magiques; Meier y a démontré à mon sens une tenue absente des Schubert et Mahler.
Une bonne soirée, sans merveille pour autant. Wo die schönen Trompetten blasen manquait de classe et de retenue (mais c'est un de mes lieder préférés, donc mon exigence était importante). Je ne comprends pas ce que Meier attend également en s'attaquant à des Schubert parmi les plus connus. Son tempérament ne s'est révélé à plein que dans le Tod und Mädchen où on la sentait enfin se libérer; j'aimerais entendre son Doppelgänger. J'aurais aussi volontiers troqué les Schubert contre les Wesendoncklieder, ou elle aurait pu incontestablement autrement briller.
Quelle que soit mon admiration pour Meier, et elle est grande, ma conclusion ce soir est que la divine Waltraud ne me semble guère à sa place dans Schubert ou Brahms, bien que je comprenne ses envies.