Le Goupillon de Longjumeau
On gagne toujours à relire Proust, même par extraits choisis au plus grand des hasards. Jugez vous-même de ce que m'offre ce soir La Prisonnière ouverte en son milieu :
« Je n'avais, à admirer le maître de Bayreuth, aucun des scrupules de ceux à qui, comme à Nietzsche, le devoir dicte de fuir, dans l'art comme dans la vie, la beauté qui les tente, et qui s'arrachent à Tristan comme ils renient Parsifal et, par ascétisme spirituel, de mortification en mortification parviennent, en suivant le plus sanglant des chemins de croix, à s'élever jusqu'à la pure connaissance et l'adoration parfaite du Postillon de Longjumeau. »