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Oeuvres et artistes

Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /2007 17:54

  

Comme promis, je rapporte ici quelques échos du chaleureux moment que ACA nous a accordé le 28/09/2006 à l'issue de sa fabuleuse Vitellia.


Souvenirs parisiens

Alors que nous faisions part de notre frustration de ne pas avoir pu applaudir après son sublime Non piu di fiori, ACA nous a dit que ce n'était pas grave, car elle sentait la présence du public parisien derrière elle, et qu'elle aimait tout particulièrement chanter à Paris où elle se sent toujours très aimée et soutenue. Elle nous a aussi fait part de ses souvenirs d'Aggripina, pour elle un des plus beaux spectacles auquel elle ait participé, ainsi que du plaisir à chanter Nerone dans la production du TCE. Elle nous a aussi malheureusement confirmé que rien n'était prévu, ni en studio, ni en DVD à l'issue des représentations d'Aggripina. La vidéo des spectacles aurait pourtant bien été captée.

Prises de rôle à venir

ACA est revenue sur Medea, semblant très émue de le chanter à Epidaure dans les pas de Callas. ACA a évoqué sa prise de rôle en Carmen à Covent Garden, mais aussi Norma dans deux ans. Je lui ai fait remarquer qu'elle avait toujours déclaré que le rôle n'était pas pour elle, mais à ses yeux le rôle est trop beau pour ne pas le chanter, même si à ses yeux aucun rôle n'est plus difficile que celui là. ACA a aussi évoqué la Rachel de Bastille, en soulignant que ce rôle correspondait à quelque chose de très nouveau pour elle; elle semblait appréhender un peu également l'acoustique de Bastille (ce sera ses débuts sur cette scène, sauf erreur de ma part). En évoquant la reprise des Troyens de Kokkos à Genève avec Von Otter en Didon, j'ai cru comprendre qu'elle serait aussi intéressée par chanter Didon en plus de Cassandre à l'avenir.

Gluck et le plus beau des rôles

A la question de savoir si elle prévoyait de chanter Gluck à Paris, elle nous a répondu qu'elle rêverait de chanter Armide à Garnier, car pour elle ce rôle de magicienne amoureuse est le plus complet et le plus beau du répertoire, mais que malheureusement on ne le lui propose pas.  Messieurs Mortier et Joël, vous savez donc de qu'il vous reste désormais à faire!

Le répertoire allemand

En ce qui concerne le répertoire allemand, je lui ai demandé, puisqu'elle avait déjà chanté les Wesedonck lieder, si elle souhaitait aborder ce répertoire. Elle nous a répondu qu'elle avait déjà chanté un rôle en allemand, mais qu'elle ne s'y sentait pas particulièrement à l'aise. Lui suggérant les straussiennes et la Marschallin en particulier, elle nous a répondu qu'il n'était malheureusement pas possible de tout chanter, et qu'elle préférait continuer à privilégier le répertoire italien et français.

Giuseppe Verdi

Je lui ai demandé pourquoi elle chantait aussi peu Verdi. Elle nous a répondu que c'était son souhait de s'y consacrer un peu plus à l'avenir, évoquant son Alice au TCE. Je lui ai suggéré Elisabeth de Valois: ACA aimerait beaucoup chanter ce rôle, mais les théâtres lui proposent plutôt Eboli qui l'intéresse moins. Elle a évoqué comme projet, de peut-être aborder dans quelques années Lady Macbeth qui lui plairait beaucoup (et à nous donc!!!), confirmant par là même son appétence pour les "rôles de méchante qui l'amusent beaucoup" évoquée à l'issue de la représentation du 17.

Moment merveilleux de chaleur, de gentillesse et de respect de ses fans.
Merci beaucoup à vous Anna-Caterina!

 

 

Par Friedmund - Publié dans : Oeuvres et artistes - Communauté : Musique Classique
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 15:34

  

Giovanni Martinelli est né à Padoue en 1885. Il fait ses débuts en 1910 au Teatro dal Verne à Milan en Ernani, et chante dès l'année suivante la Fanciulla del West au San Carlo de Naples sous la direction de Toscanini. Puccini le choisira pour assurer la création de Dick Johnson à la Scala l'année suivante, 1912 marquant aussi ses grands débuts à Covent Garden. Il fera ensuite une grande carrière américaine, chantant des Johnson (avec Jeritza), Radamès ou Otello (avec Rethberg), et même Tristan (avec Flagstad) légendaires au Met, où il chantera plus de 1000 soirs, et assurera la création du Goyescas de Granados en 1916. Il fera sens adieux à la scène en 1967 à Seattle, à 82 ans, dans le rôle d'Altoum, et mourra à New-York en 1969.

Ténor lirico-spinto d'une classe inimaginable, il est peut-être le plus grand ténor verdien du XXème siècle, mais brillait aussi en Faust, Arnold et dans ses Dick Johnson légendaires. Son répertoire étendu comprenait également Lensky, Eleazar ou encore Samson. Sa voix est franche et claire, d'un timbre argenté superbe, tranchante et facile dans l'aigu. L'interprète est toujours d'une élégance et d'une musicalité parfaite, soucieux de nuances et de maintenir un legato de rêve, très moderne dans le ton, à mille lieues du chant vériste qui peut sévir chez certains de ses contemporains.

Ses enregistrements electriques contiennent des merveilles absolues, le duo du nil d'Aïda avec Rethberg et les extraits de Forza avec Ponselle et Pinza en tête. Quelques live nous restent, nous présentant un Martinelli cinquantenaire encore fringuant et éblouissant.

Discographie sélective:

- Otello, Met 1938 live, avec Rethberg et Tibett, Naxos
- Aïda, Met 1937 live, avec Cigna et Pinza (nombreux labels)
- Simone Boccanegra, Met 1935 live, avec Rethberg, Tibett, Pinza, (Music and arts)
- Les traces de son Calaf de 1937 à Covent Garden avec Eva Turner sous la baguette de Barbirolli sont légendaires, mais n'ont pas été reportées en CD à ma connaissance,
- Enregistrements électriques d'extraits, en priorité les axtraits de la Forza del Destino avec Ponselle et Pinza, mais aussi Don Carlos, Guillaume Tell et les extraits de la Favorite avec Pinza également

Par Friedmund - Publié dans : Oeuvres et artistes - Communauté : Musique Classique
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 15:38

 

Sergeï Lemeshev naît en 1902 dans une famille très pauvre. Destiné par son père au métier de cordonnier, il quitte sa famille en 1919 pour Moscou, où il finit par intégrer le conservatoire. Peu après son diplôme, le Bolchoï souhaite l'intégrer, mais il refusera, préférant aborder de grands rôles en province plutôt que de petits rôles à Moscou. Il finira par faire ses débuts au Bolchoï en 1931, et y chantera pendant 34 ans, jusqu'en 1965. Il chantera les six dernières années de sa carrière avec un seul poumon suite à des problèmes de santé. Il chantera un dernier Lenski pour son 70ème anniversaire en 1972, et mourra à Moscou en 1977.

Lemeshev est incontestablement l'un des plus grands ténors russes du 20ème siècle, et une légende en Russie où il jouit encore aujourd'hui d'une notoriété et d'une affection immense. Sublime ténor lyrique à la voix suave mais chaude, d'un raffinement et d'une délicatesse de chant qui le fait au moins l'équivalent russe d'un Tito Schipa, Lemeshev était aussi un artiste sensible et émouvant. Ces qualités ont contribué à faire de lui un Lenski de légende, rôle qu'il enregistra par deux fois en 1936 avec Niebolssine et en 1954 avec Melik-Pachaiev et la jeune Vischneskaia; Lenski idéal, il le chanta plus de 500 fois. Il fut aussi en Alfredo, Werther, Gerald ou Roméo le ténor lyrique de son temps, aux côtés de Ivan Kozlowsky (dont il faudra bien que je vous parle aussi un jour). Vischneskaïa le décrit également comme un être humain remarquable dans sa biographie, attentif aux autres et généreux; elle fera fleurir sa tombe lors de son départ de Russie quasi simultané avec la mort de ce prince des ténors russes.


Discographie

Sa discographie est assez importante dans le répertoire russe, dont il a gravé plusieurs des rôles majeurs. Ses intégrales d'Onéguine, de Russlan et Ludmilla ou bien de la Nuit de Mai sont légendaires. Existent également de nombreuses intégrales en russe d'opéras italiens et français, dont un magnifique Alfredo.

Pour commencer, son Lenski de 54 avec Vischneskaia est un point d'entrée remarquable, d'autant plus qu'il s'agit de la version de référence de l'oeuvre. Ceux qui ne craignent pas des prises de son moins confortables se rueront sur l'intégrale studio Niebolssine de 36 tout simplement sublime également de bout en bout.

Par Friedmund - Publié dans : Oeuvres et artistes - Communauté : Musique Classique
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 15:47

 

Jess Thomas fait ses débuts en 1957 en Haufhofmeister (Rosenkavalier) à l'opéra de San Francisco. Il rejoint en 1958 la troupe de Karlsruhe où il entame sa carrière de Heldentenor par un premier Lohengrin. Il devient alors très vite un des Heldentenor majeur de son temps: dès 1960 il est invité au festival de Munich (Bacchus), en 1961 au festival de Bayreuth (Parsifal) et en 1963 au festival de Salzburg (Bacchus). Entre temps il débute à Berlin en Radamès dans la légendaire production de Wieland Wagner et intègre la troupe de l'opéra de Munich (1961). Il deviendra également membre de la compagnie du Met en 1963, et apparaît à Paris à deux reprises pour Siegmund en 1967 aux côtés de la Sieglinde de Régine Crespin, et pour Tristan en 1972. Heldentenor avant tout, il chantera pourtant des rôles aussi divers que Lenski, Florestan, Radamès, Alvaro, Calaf, Hoffmann ou Samson, et bien entendu tous les grands ténors wagnériens. Il chantera pendant 15 ans à Bayreuth, Lohengrin, Tannhauser, Walther, Siegfried et Parsifal. Siegfried de Karajan à Salzbourg, il participera aussi au Ring du centenaire pour lequel en 1976 seulement, il chantera le Siegfried du Götterdammerung. Il obtiendra la Médaille Wagner à Bayreuth en 1963. Il sera également Antoine aux côtés de la Cléopâtre de Leontyne Price lors de la création de l'opéra de Barber. Il fera ses adieux en 1982 à l'opéra de Washington, dans le rôle de ses débuts bayreuthiens: Parsifal.

Voix puissante au timbre doré, Jess Thomas était un ténor éclatant d'une chaleur communicative. Il fut le titulaire indiscutable de Siegfried dans les années 70, et le seul rival de Jon Vickers en Tristan ces mêmes années.

Discographie sélective

- son magnifique Lohengrin, ou bien en studio avec Kempe (EMI), ou live avec Sawallisch (Decca); le studio avec Grümmer et Ludwig est "de référence", mais la soirée de Bayreuth de Sawallisch avec Silja et Varnay est époustouflante d'électricité
- son Kaiser dans Frau ohne Schatten est superbe à Munich avec Keilberth (DG), mais un peu plus fatigué à Vienne avec Karajan (DG), mais il y est entouré de performances légendaires (la Farberin de Ludwig, la Kaiserin de Rysanek, le Barak de Berry... jusqu'à Wunderlich en jeune homme)
- son jeune Siegfried avec Karajan (DG) est simplement superbe de poésie et de jeunesse; le Siegfried du Crépuscule a été disponible en live de Salzbourg, toujours avec Karajan (Memories)
- son Bacchus, rôle tremplin pour lui à Munich et Salzbourg, est conservé dans l'enregistrement plutôt médiocre de Böhm (DG)
- son Parsifal avec Knappertsbusch en 1962 (Philips) est encore en manque d'idiomatisme, mais la soirée est superbe.
- à signaler également, en allemand, un Ballo avec Borkh et une Forza avec Fischer-Dieskau, les deux chez DG.

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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 15:49

 

Né en 1913 à Brooklyn, il chantera dès l'âge de 6 ans comme alto à la Lower East Manhattan Synagogue. Il intégrera le Met en 1945 où il fera des débuts triomphaux en Enzo dans La Gioconda. Il chantera par la suite 449 fois au Met, 30 rôles différents.

La franchise de l'émission de ce ténor immédiatement reconnaissable, s'alliera à une sincérité absolue des incarnations qui rendront certaines de ces incarnations bouleversantes et mémorables, au tout premier rang desquelles je mettrais Alvaro (enregistré deux fois officiellement avec Callas pour EMI et Price pour RCA - excusez du peu!), Don Carlo (dont il existe un superbe live de 55 avec Steber et Bastianini), mais aussi, à la suite de Caruso, Eléazar dont il fut un défenseur acharné au moment où la Juive passait à la trappe du répertoire des grands opéras (il en existe un disque d'extraits de studio avec Moffo et Giaiotti). Son Riccardo est également une incarnation des plus réussies sous la baguette de Dimitri Mitropoulos, et il sera un Ferrando des plus touchants, en anglais, aux côtés de la Fiordiligi d'Eleanor Steber. Lirico-spinto a l'aigu facile et au timbre éclatant, il fut aussi le Radamès que choisit Toscanini, avant que 10 ans plus tard Walter Legge lui fasse enregistrer à nouveau le rôle chez EMI aux côtés de Callas, Barbieri et Gobbi.

Rudolf Bing, le redouté directeur du Met, disait à son propos: "Caruso, Caruso, that is all you hear!
I have an idea that we're going to be proud some day to tell people that we've heard Richard Tucker." ("Caruso, Caruso, tout le monde n'a que ce nom à la bouche! J'ai l'idée qu'un jour nous serons fiers de pouvoir dire que nous avons entendu Richard Tucker!"). Sa carrière essentiellement américaine le rend relativement méconnu de ce côté de l'atlantique, alors qu'il est incontestablement un des plus beaux spinto de l'après-guerre, au même titre que Corelli ou Del Monaco.

Discographie sélective

- Alvaro, avec Callas (EMI) mais surtout Price et Merril sous la baguette de Schippers (RCA)
- Radames, avec Nelli, Valdengo et Toscanini (multiples labels), mais aussi avec Calls et Serafin (EMI)
- introuvable ou presque, les extraits de la Juive de chez RCA avec Giaiotti et Moffo; trouvable plus facilement le live du Met rendant son Eleazar intégral pour lequel il a tant fait: mais la soirée ne vaut que pour lui et pour lui seul (Myto).
- nombreux live, dont un Ballo, un Boccanegra et une Tosca avec Mitropoulos (cette dernière avec Tebaldi), et un superbe Don Carlo avec Steber et Bastianini; réédité recemment, le superbe Requiem de Cantelli à Carnegie Hall en 1955 avec Nelli, Elmo et Hines

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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 15:55

 

César Vezzani naît en 1888 à Bastia. Arrivant à Paris, il débute ses études lyriques en 1908 auprès d'Agnès Borgo, corse comme lui, et qui deviendra sa première épouse quelques années plus tard. Vezzani fait ses débuts à l'Opéra-Comique en 1911, dans le Richard Coeur de Lion de Grétry, pour lequel il obtient d'entrée un triomphe phénoménal, puis dans Dinorah. Il chante alors tous les grands rôle de l'Opéra-Comique (Des Grieux, Cavaradossi, ou Don José) jusqu'au déclenchement de la guerre de 1914-18, qui aura pour conséquence de lui faire annuler ses débuts à l'Opéra de Boston pour la saison 1914-1915. Sérieusement blessé, il reviendra à la vie civile et à sa carrière de ténor à l'Opéra de Toulon. Après la guerre, il se consacrera à une carrière dans la province française (surtout Marseille et Toulon, mais aussi Bordeaux et Saint-Etienne), ainsi qu'en Belgique (ou il fera ses débuts en Sigurd à Gand en 1920), en Suisse et en Algérie, où il chantera pendant tout le temps de la seconde guerre mondiale. Victime d'une attaque lors des répétitions d'un Sigurd en 1948 à l'Opéra de Toulon, le forçant à se retirer de la scène prématurément. Il mourra à Bastia trois ans plus tard en 1951 dans la plus grande pauvreté. Il ne chantera jamais à l'Opéra de Paris, n'arrivant pas à s'accorder aux contraintes de la "Grande Boutique".

La voix de Vezzani était exceptionnelle, offrant à la fois une clarté et une élégance d'émission très française, une puissance et des moyens wagnériens, ainsi qu'un aigu facile et éclatant digne des plus grands spinti italiens. On retrouvera ses mêmes qualités chez son compatriote José Luccioni, magnifique ténor corse également. Il était tout autant crédible en Romeo, en Turridu ou bien en Siegmund, tous chantés de façon magnifique avec une voix superlative. Il excellait naturellement dans tous les rôles héroïques français, de Sigurd à Vasco de Gama, en passant par Samson ou le Jean de Massenet. Vezzani est sans doute l'un des ténors les plus excitants que le disque ait conservé

Discographie

De nombreux enregistrements ont été réalisés par Odeon et HMV dans les années 10 et 20, ainsi que quelques intégrales très abrégées sous forme de rassemblement d'enregistrement hétéroclites (Werther et Sigurd notamment). Malibran a ressorti récemment plusieurs CD de Vezzani. Tous sont indispensables, mais s'il fallait en choisir un seul, je choisirai celui où il chante Samson, La Navarraise, Les Huguenots, l'Africaine, la Walkyrie et Lohengrin; difficile pourtant de résister également à ses Turridu, Cavaradossi, Radames, et, surtout un Otello exceptionnel de franchise vocale et de luminosité, rassemblés par Malibran dans son volume n°2 consacré à César Vezzani. D'autres anthologies ont été publiées par Marston et Nimbus.



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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 16:24

 

James King naît aux Etats-Unis à Dodge City en 1925. Il est diplômé en musicologie des universités de Louisiane et de Kansas City. Il commence sa carrière comme de nombreux Heldentenor par des rôles de baryton, avant de faire de nouveaux débuts de ténor en 1961 en Don José à San Francisco, puis la même année à Florence en Cavaradossi. Sa carrière prend alors un envol remarquable et immédiat: il rejoint la troupe du Deutsche Oper en 1962, fait cette même année ses débuts à Salzbourg dans l'Achille de Gluck, puis ses débuts à Vienne en 1963 en Bacchus avant d'enflammer Bayreuth en 1965 pour un Siegmund désormais légendaire. Il fera également ses débuts au Met en 1966 puis en 1968 à Garnier (Calaf aux côtés de la Turandot de Nilsson). Il fut durant les années 60 et 70 un pilier de Bayreuth (Siegmund, Lohengrin, Parsifal), mais aussi de Salzbourg, de Munich et de Vienne. Kammersänger des opéras de Berlin, Munich et Vienne, il était récemment encore professeur de chant à l'université de l'Indiana.

Un des artistes fétiches de Böhm, il collabora avec lui, au delà du Ring de Wieland Wagner, tout particulièrement dans les rôles de ténors straussiens où il fut sans égal durant près de 30 ans (Aegisth, Appolo, mais surtout de somptueux Bacchus et de bouleversants Kaiser). Immense wagnérien et straussien, il fut également un immense Florestan, chanta divers autres rôles du répertoire germanique (Max, Erik, Walther, le Tambour-Major) et fréquenta régulièrement l'opéra italien (Calaf, Otello, Manrico, Cavaradossi, Pinkerton, Canio) ou français (Don José, Samson). Ténor solide, mais toujours élégant et rayonnant, il savait toujours charger ses rôles d'une vérité dramatique et d'une force émotionnelle étonnante. Ses Lohengrin, Siegmund, Kaiser ou Florestan illustrent tout particulièrement ce don de tragédien émouvant et sincère. Sa disparition en 2005 me laisse un peu orphelin, tant son Siegmund aux côtés de Rysanek est associé à ma découverte pasionnée de l’opéra, adolescent…


Discographie rapide


Fidelio – Böhm / Jones (Decca)
Fidelio – Böhm /Behrens (Orfeo)
Madama Butterfly – Patane / Chiara (BMG)
Samson et Dalila – Patane / Ludwig (BMG)
Salomé – Leinsdorf / Caballe / Milnes/Lewis (RCA)
Elektra – Karajan /Varnay / Mödl (DG)
Ariadne auf Naxos – Kempe / Janowitz (EMI)
Ariadne auf Naxos – Levine / Norman/ Battle (DG, DVD)
Die Frau ohne Schatten – Böhm / Rysanek / Nilsson (DG)
Daphné – Böhm / Güden / Wunderlich (DG)
Der Fliegende Holländer – Klemperer /Adam / Silja (Hunt)
Lohengrin – Kubelik / Janowitz / Jones (DG)

Die Meistersinger von Nürnberg -  Dohnanyi / Janowitz / Ridderbusch (Ponto)
Die Walküre – Böhm / Rysanek / Nilsson (Philips)
Die Walküre – Solti / Crespin / Nilsson (Decca)
Parsifal – Boulez / Jones / Crass (DG)

Der Freischutz -  Sawallisch / Price / Donath (Myto)

Egalement: Das Lied von der Erde - Bernstein/Fischer-Dieskau (Decca)


Enfin, Orfeo lui a récemment consacré un récital reprenant ses Lohengrin, Kaiser ou Florestan, mais ajoutant surtout plusieurs extraits de son rare Otello ; indispensable à tout fan qui se respecte:
http://operachroniques.over-blog.com/article-11771888.html

 

 

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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 16:26


Max Lorenz naît à Düsseldorf en 1901. Etudiant talentueux du Professor Grezenbach, également professeur de Schlussnuss et Melchior, il remporte parmi 2500 candidats un important concours à l'initiative de la Philarmonie de Berlin en 1926. Il est alors immédiatement engagé par Fritz Busch dans la troupe de l'Opera de Dresde, qui lui offre ses débuts en septembre 1927 dans le rôle de Walther von der Vogelweide. Le rôle de Menelas dans Aegptysche Helena lui sert de tremplin: premier premier rôle en juin 1928 à Dresde sous la baguette de Richard Strauss en personne, ce sera également le rôle de ses débuts à Berlin en octobre de la même année, puis à Vienne l'année suivante. Il est invité lors de la saison 1931-32 à se joindre à la troupe du Met, où il débute dans Walther von Stolzing avant d'enchainer par Erik, Herodes, Tannhäuser, Siegmund et Siegfried. Après la guerre, il retournera au Met entre 1947 et 1950. En 1933, il participe pour ses débuts à Bayreuth au légendaire Parsifal de Richard Strauss et chante également Siegfried. Invité tous les ans jusqu'en 1944, il y incarne également Lohengrin, Stolzing, Siegmund et Tristan. Il reviendra à Bayreuth pour Götterdämmerung en 1952, et remplacera à la dernière minute Ramon Vinay en Siegmund pour une ultime et imprévue soirée à Bayreuth en 1954. Il brille également sur la scène de Covent Garden dès 1934 (débuts en Walther sous la direction de Beecham) et y est le Siegfried du all-stars Ring de 1937, autres représentations de légende, sous la baguette de Wilhelm Furtwängler. Il fait ses débuts à la Scala en 1938 en Siegmund et Siegfried sous la baguette de Clemens Krauss, avant de revenir l'année suivante pour un Tristan sous la direction de Victor de Sabata. De retour des Etats-Unis en 1950, il est der alte Siegfried du Ring de Furtwängler à la Scala, et crée en 1953 le rôle de Josef K. pour la première du Prozess de von Einem. Il fait ses adieux à la scène en 1962 dans Herodes à Vienne, puis se consacre à l'enseignement au Mozarteum de Salzbourg jusqu'à sa mort en 1975.


Chanteur intense, au style volontiers déclamatoire mais d'une impressionnante éloquence verbale, ses incarnations distillent une présence et une puissance rares. Là où Melchior était voix d'orgue, les incarnations wagnériennes de Lorenz seront toutes d'un verbe enthousiaste, exalté, intense, sublimé par un art magnifique de la nuance, de la capacité d'imprimer une atmosphère, une émotion différente à chaque nouveau mot. Il faut l'entendre dans son enregistrement de 53, vieilli de timbre mais pas d'aigu, narrer le récit du Graal là où les autres se contentent de le chanter... La jeunesse, le liberté, l'exubérance de son jeune Siegfried ou de son Tannhäuser restent inégalées dans les extraits qu'il en reste, le sort ayant voulu que ce soit justement les opéras majeurs dont ils ne nous restent, hélas, pas d'intégrales.

Si le souvenir de Max Lorenz est à jamais rendu immortel par ses incarnations wagnériennes, il n'en fut pas moins un chanteur eclectique, chantant 48 rôles aussi différents que Manrico, Calaf, Palestrina, Don José, Dimitri, Turridu, Idamante jusques aux plus surprenants pour lui Orphée d'Offenbach et Achille de Gluck!

Discographie sélective

Il faut impérativement l'écouter jeune dans les nombreux enregistrements qu'il a gravé, de Tannhäuser (dont le duo avec Reining!), Siegfried (superbissimes Waldweben de 1936!) et Parsifal (et particulièrement l'enchantement du Vendredi Saint avec Kippnis sous la baguette de Richard Strauss). Il existe de très belles choses d'avant-guerre, dont une scène III de l'acte I du début des années 40 avec Reining, ou encore de très larges extraits live de Covent Garden de Götterdammerung avec Furtwängler, et une intégrale de Tristan sous la direction de Kleiber à Buenos Aires datant de 38.

Après la guerre, le diseur restera incomparable, mais la voix n'aura plus la jeunesse insolente, fraiche et incomparable qui le rendait irrésistible. Son Siegfried de 50 avec Furtwängler est éteint, mais son Siegmund de 54 à Bayreuth est unique de présence, à la limite du Sprechgesang. On appréciera alors la folie de son Herodes de 1951 avec Keilberth et Goltz, ou bien la présence incomparable qu'il apporte à Aegisth avec Mitropoulos à Salzbourg.

Plus que son Stolzing de Bayreuth en 43 avec Furtwängler qui ne le présente pas sous son meilleur jour, une bonne entrée en matière peut être son splendide Bacchus à Salzbourg en 1944, avec Reining et Noni, sous la baguette de Karl Böhm, un temps republié par DG.

Egalement, Myto a consacré un CD essentiellemet composé d'enregistrements tardifs de la fin des années 1940 et du début des années 1950 où on l'entend chanter Radames, Otello, Eleazar ou encore Canio et Alvaro... et s'amuser dans un extrait d'Annie gets your gun en allemand avec Eberhard Wächter. Ce CD a néanmoins le mérite de regrouper trois des merveilles du leg de Max Lorenz: le duo de WalKüre de 41 avec Reining, les Waldweben de 36, et l'enchantement du Vendredi Saint de 33 avec Kipnis et Strauss.

Intégrales disponibles


- Fliegende Holländer avec Reiner (37)

- Tristan und Isolde avec Kleiber (38), Heger (43), Schmidt-Isserstedt (49) et De Sabata (51)

- Meistersinger avec Furtwängler (43)

- Walküre avec Keilberth (54)

- Götterdammerung avec Furtwängler (50) et Keilberth (52)

- Salome avec Keilberth (51)

- Elektra avec Mitropoulos (57)

- Ariadne auf Naxos avec Böhm (44)

- Wozzeck avec Böhm (55)

- Palestrina avec Kempe (55)

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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 21:55



Carlos Kleiber est paré d'une aura de légende dans le milieu lyrique qui me semble bien plus du à sa rareté qu'à  la réelle transcendance de sa baguette dans le monde de l'opéra. Que l'on soit bien clair, je considère Carlos Kleiber comme un excellent chef, mais par contre, en rien comme le démiurge qui transformait tout ce qu'il touchait en un or qui n'avait jamais autant brillé. Par ailleurs, je restreins ce commentaire au monde de l'opéra; je traiterais différemment la production symphonique de Carlos Kleiber.

Par exemple, sa Traviata chez DG est d'une sécheresse et d'une brutalité bien peu verdienne. Son Tristan de studio est karajanesque dans l'artifice et la démonstration, et la déferlante sonore passablement indigeste; c'est infiniment meilleur live à Bayreuth (parce que non trafiqué), mais dans cette vaste discographie, on trouvera aussi bien si ce n'est mieux (De Sabata, Reiner, Böhm, Karajan 52, Bernstein...). Sa Carmen live est exotique, mille tempi ou détails soulignés ou déformés cassant tout le naturel qu'exige le répertoire français et qu'ont si bien rendu Abbado et Beecham. Ses Bohème et Elektra sont fort bien ma foi, mais le live nous laissent des brasiers bien plus convaincants pour la seconde (Böhm! Mitropoulos! Karajan!), et des délices tout autant jouissifs pour la première (Karajan en tête live, mais aussi Beecham en studio). Son Otello tant loué me semble relativement décadent et franchement rococo dans la sonorité, là ou tant d'autres chefs ont fait exploser le génie d'une partition moderne qui nécessite d'être épurée dans la pâte pour révéler toute sa grandeur (Szell, Toscanini, Muti, voire le dernier Solti).

Restent donc un Freischutz suranimé et très personnel, et des Fledermaus et Rosenkavalier extraordinaires. Diriger idéalement Rosenkavalier et Fledermaus suffit-il à  faire d'un chef d'orchestre une légende de l'opéra? Erich Kleiber et Clemens Krauss, puis Karajan, les faisaient presque autant divinement… tout en conservant leur inspiration à des répertoires bien plus étendus.  Alors d'où vient donc cette aura qui interdit de remettre en cause la contribution opératique de Carlos Kleiber? La légende n'est elle pas plus liée à la personnalité du chef, et à son absence chronique des pupitres?

 

Pourtant, une chose est sûre, dès lors qu’il s’agit à l'opéra de valser, Carlos Kleiber reste inimitable de chic et d’élégance. Et c’est bien plus qu’un détail pour tout un pan du répertoire. 

Recommandations discographiques

Si je n'avais qu'un seul disque à recommander de Carlos Kleiber, ce serait sans doute les cinquième et septième de Beethoven, extraordinaires. Mon préféré reste toutefois sa quatrième de Brahms, stupéfiante de vitalité et d'imagination, transcendant à chaque mesure la partition avec une créativité inouïe. Mes autres recommandations ci-dessous.

Beethoven: Symphonies n°5 et n°7 (DG)
Beethoven : Symphonie n°6 (Orfeo, live)
Brahms : Symphonie n°4 (DG)
Schubert : Symphonies n°3 et n°8 (DG)
J. Strauss : Concert du nouvel An 1989 (Sony, live)
J. Strauss : Die Fledermaus - Varady, Prey, Kollo (DG)
R. Strauss : Der Rosenkavalier - Jones, Fassbaender, Popp (DG, video)
Weber : Der Freischutz - Janowitz, Schreier, Adam (DG)

 
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Par Friedmund - Publié dans : Oeuvres et artistes - Communauté : Musique Classique
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 22:39



La reparution en série économique des opéras de jeunesse de Phillips m'offre un bon prétexte à un sujet qui me tient à coeur depuis longtemps. La moitié des opéras de Verdi est aujourd'hui remisée au placard, alors que nombre d'entre eux sont des plus intéressants.
Dans cette première moitié, je laisse volontairement de côté Macbeth (que je tiens pour l'un des trois ou quatre meilleurs Verdi), Nabucco, Ernani, Attila, et Luisa Miller qui n'ont plus besoin d'être défendus, quoique les trois derniers restent rares en scène. 

Un Giorno di Regno, Oberto et Alzira me semblent les plus facilement oubliables des 26 opéras de Verdi, et Aroldo me semble le seul cas dans la production verdienne ou le remaniement est inférieur à l'original.
J'ai beau avoir écouté la Battaglia di Legnano à ne plus en finir, j'en trouve la qualité assez faible que le trio Corelli-Stella-Bastianini sait rendre toutefois très buvable. I Masnadieri et Giovanna d'Arco me semblent présenter les mêmes qualités et défauts: une musique très vocale, des arias et quelques scènes superbes, mais des partitions assez hétérogènes. De quoi passer de très bons moments, d'autant plus si les chanteurs sont bons (et il existe de bonnes versions pour les deux).

J'aime beaucoup Il Corsaro, à même de faire briller un ténor fougueux et deux sopranos aux tempéraments très opposés, dans une partition dynamique et concise.
Moins immédiatement séduisant et enthousiasmant, I due Foscari présente un vrai sujet d'opéra, imparfait mais qui offre à Verdi la composition d'atmosphères extraordinaires, glauques et noires à souhait, dans une même concision que Il Corsaro.

I lombardi alla prima crociata
avaient encore leur heure de gloire dans la première moitié du XXème siècle, et la musique en est assez constamment superbe, même si l'intrigue souffre d'un manque de colonne vertébrale. Sa refonte parisienne en français, Jérusalem lui donne une intrigue moins originale, mais plus resserée et indéniablement plus efficace. Les beautés de la partition d'origine sont toutes conservées, et lui sont adjointes des concessions au Grand Opera des plus réussies. Jérusalem mérite une réhabilitation urgente, car aux mauvaises langues qui disent que Il Trovatore est le meilleur opéra de Donizetti, je n'hésiterai pas à répondre que Jérusalem est peut-être le meilleur opéra de Meyerbeer. 

En cours de réhabilitation, à juste titre, Stiffelio est une merveille à plus d'un titre. Stiffelio contient des scènes absolument extraordinaires d'ambiance, dont, bien sûr, la dernière célèbrissime où, dans la plus grande retenue, le pasteur pardonne lors de l'Office à sa femme adultère dans une ambiance receuillie toute de tension. La partition offre plusieurs merveilles, dont tout le rôle de ténor, premier spinto verdien d'envergure que l'on compare souvent à Otello, mais aussi de magnifiques ensembles, une superbe scène pour Lina et la très originale cabalette de Stankar, faire sur mesure pour un baryton fatigué (piano et retenue, se concluant dans trois dernières mesures tout en éclat). La reonte Aroldo a ses qualités (et un superbe et nouvel air Sotto il sol del Siria ardente) mais perd tout le ressort si original et moderne de ce pasteur trompé. 

Recommandations discographiques


Stiffelio
: Gardelli - Carreras, Sass, Manuguerra (Philips)
Carreras est un Stiffelio magnifique de voix, de chaleur, de justesse et de fougue, Sass est dramatiquement parfaite et Manuguerra superbe, comme toujours.

 

Jérusalem : Luisi - Giordani, Mesheriakova, Scandiuzzi, Rouillon (Philips)
Indispensable, la seule version de Jérusalem absolument complète et en français. Distribution homogène, très bien chantante, superbement dirigée par un Fabio Luisi en passe de devenir le grand chef verdien de demain. Les amateurs de Gencer et Arragal iront voir du côté du célèbre live de Venise... mais c'est en italien.

 
Il Corsaro : Gardelli - Carreras, Caballe, Norman (Philips)
Carreras parfait de jeunesse et d'héroïsme en Corrado, face à deux divas tout aussi superbes, quoique pas nécessairement idéales.

I due Foscari : Gardelli - Carreras, Ricciarelli, Cappuccilli, Ramey (Philips)
Les amateurs de voix iront chercher les live de Gencer, Picchi, Bergonzi ou Guelfi. Pourtant, l'orchestre jouant ici un rôle fondamental, la prise de son de Gardelli me semble meilleure introduction, d'autant plus que le quatuor rassemblé s'il n'exhibe pas les mêmes splendeurs particulières de certains live, est de loin le plus homogène

Giovanna d'Arco : Levine - Caballe, Domingo, Milnes (EMI)
Pour le son, la baguette enflammée de Levine, et une Caballe et un Domingo partageant la même chaleur et le même lyrisme, je préfère cette version à l'ancienne version Cetra Bergonzi-Tebaldi.

I Masniaderi : Gardelli - Caballe, Bergonzi, Cappuccilli, Raimondi (Philips)
Si Manuguerra et Ramey sont préférables chez Decca, le couple Caballe-Bergonzi me semble bien plus en place chez Philips que celui formé par Sutherland-Bonisolli chez Decca. La direction du trop injustement mésestimé est infiniment plus verdienne, colorée et rythmée que celle de Bonynge

Battaglia di Legnano : Gavazzeni - Stella, Corelli, Bastianini (Myto)
L'oeuvre me semble moins intéressante que celles ci-dessus... mais quelle soirée et quel trio!



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