Jon Vickers, portrait et discographie

Publié le par Friedmund

 


Eléments biographiques
 
Jon Vickers est né au Canada à Prince Albert en 1926. Initialement destiné au commerce, il cultive sa voix et finit par intégrer la troupe de Toronto dans laquelle il fait ses débuts en Duc de Mantoue en 54. Pendant trois ans, il chantera notamment des rôles plutôt légers assez surprenants pour qui le connaît bien: Alfred (Fledermaus), Alfredo (Traviata), Rinuccio (Gianni Schichi), Lenski (Eugene Oneguine)... et même Ferrando dans Cosi fan tutte et Don Basilio dans les Nozze di Figaro! Détecté par Covent Garden, sa carrière s'envole trois ans plus tard au printemps 1957 lorsqu'il en rejoint la troupe. Après un premier Riccardo à Cardiff en mars qui marque ses premiers pas en Europe, il débute à Covent Garden le mois suivant en Don José. Il devient une star internationale du jour au lendemain lors de sa prise de rôle en Enée deux mois plus tard dans la nouvelle production des Troyens dirigée par Rafael Kubelik. 1958 est une année exceptionnelle dans la carrière du jeune Vickers qui en quelque mois débute en Don Carlos dans la légendaire production de Luchino Visconti et Carlo Maria Giulini (mai), fait ses débuts à Bayreuth en Siegmund sous la baguette de Hans Knappertsbusch (juillet), avant d'affronter pour la première fois en Giasone la Medea de Callas à Dallas (novembre): trois prises de rôles sensationnelles, heureusement toutes trois captées par le disque, et où la voix ténorisante et claire du jeune Jon Vickers est conservée à jamais dans sa prime splendeur à côté des Gré Brouwenstjin, Boris Christoff, Tito Gobbi, Leonie Rysanek, Astrid Varnay, Hans Hotter ou Maria Callas! Cette même année 1958, décidément faste, Jon Vickers chante également pour la première fois le rôle du Samson de Haendel à Leeds qu'il reprendra par la suite à de nombreuses reprises, même si on l'associe usuellement plus immédiatement à celui de Saint-Saëns. 


Sa carrière est alors fulgurante, avec des débuts à Vienne (Siegmund) et San Francisco (Radames) dès 1959, et en 1960 au Met (Canio) et à la Scala (Florestan). En 1963 il chante au Teatro Colon de Buenos Aires son premier Otello en scène, rôle qu'il marque d’une empreinte indélébile. Devenu le ténor préféré de Karajan à la fin des années 60, il incarne le Siegmund de son Ring salzbourgeois, mais aussi ses Don José, Tristan et Florestan. Dans les années 70, il diversifie ses rôles, notamment en endossant les habits aussi divers d'Alvaro dans la Forza del Destino, d'Hermann dans la Dame de Pique (dans lequel on l'imagine sublime), de Laca dans Jenufa, de Sergeï dans la Lady Macbeth de Mzensk de Chostakovitch ou encore le rôle comique de Vasek dans la Fiancée Vendue. Artiste éclectique et surprenant, il fait trois prises de rôles qu'il ne chantera en tout et pour tout qu'un et un seul soir: Herodes dans Salome et Pollione dans Norma, à sept jours d'intervalle l’été 1974 au Chorégies d’Orange, mais aussi Benvenuto Cellini à Boston en 1975. Il sera aussi le Nerone de la légendaire production de Liebermann de L'Incoronazione di Poppea en 1978 à Garnier. La seconde moitié de sa carrière demeure avant tout marquée par son Peter Grimes (prise de rôle au Met en 1973), désavoué par Benjamin Britten pour sa crudité réaliste et brutale, mais d'un désespoir, d'une violence et d'une poésie poignantes. Malgré la sollicitation appuyée de Karajan, Jon Vickers n'osera pas aborder Wozzeck sous sa direction. Il chante son dernier opéra sur scène à Denver en 1987 (Samson et Dalila), et fait ses adieux à la scène en 1998 (le narrateur dans Enoch Arden de Richard Strauss) à Montréal. 

L’art du ténor

Au total, Jon Vickers aura chanté 42 rôles, et en aura marqué quelques uns d'une empreinte indélébile: Peter Grimes, Florestan et Samson en tête, mais aussi ses inoubliables Siegmund, Tristan et Parsifal, et bien sûr son désormais légendaire Otello. Sa voix au timbre étrange, sans être particulièrement belle, est immédiatement fascinante. Au fil des années l'émission très ténorisante, et superbissime, du début de carrière est devenue plus sombre, plus nasale et rauque, mais l'intelligence dramatique de cet acteur impressionnant et le raffinement poétique de l'immense artiste se seront approfondis encore. Difficile d'oublier la poésie fière et noble de son Tristan, la classe et le style de son Florestan, sa caractérisation théâtrale impressionnante de justesse psychologique en Otello ou encore le charisme biblique de son Samson. Parmi ses rôles non cités jusqu'ici dans cette brève biographie, on notera des prises de rôles aussi diverses que l'Aenas de Purcell (Dallas 1972), Sellem dans The Rake's progress (Toronto 1954), Andréa Chénier (Vienne 1961), Ratan-Sen dans Padmâvati (Buenos Aires 1964), ou son quatrième ténor wagnérien, Erik (New-York 1965). Il caressa longtemps le désir d’effectuer une prise de rôle en Lohengrin qui ne fut jamais permise par une multitude d’aléas chaque fois que l’occasion se présenta, et devint impossible vocalement pour lui au moment où elle se représenta dans les années 70. Tannhäuser fut aussi longtemps envisagé, et officiellement écarté pour des raisons d’ordre spirituelle ; sa biographie Jeannie Williams évoque plutôt la prise de conscience de l’artiste de son incapacité à soutenir la tessiture très aiguë du rôle au milieu des années 70 lorsque Vickers se posa la question sérieusement d’endosser ce cinquième rôle wagnérien. Enfin, parmi les projets inaboutis du ténor, signalons son projet, finalement abandonné à mon plus grand regret, d’incarner le Kaiser de la Frau ohne Schatten de Richard Strauss. 

Jon Vickers reste encore aujourd’hui, à jamais sans doute, un ténor unique et irremplaçable. Il allie une charge émotionnelle à un raffinement du style rares, surtout eu égard à la lourdeur des rôles abordés. Vickers était un poète né dans un larynx de titan. Son expressivité, ses phrasés aussi savants et nuancés servent toujours un dessein dramatique suprême. Par contre lla voix s’est détérioré nettement au début des années 1970. L’aigu est devenu fragile rapidement. En véritable artiste et tragédien, quoiqu'il fut aussi, dit-on, un inénarrable et drôle Vasek, il ne s'est jamais arrêté à ces considérations, envisageant au milieu des années 70 un Benvenuto Celllini ou un Alvaro, dont les témoignages disent qu'il craquait à peu près tous les aigus: peu importe, jamais la douleur du maudit Alvaro n’a du sonner aussi sincère et bouleversante. Je n’imagine toujours pas qui serait à même de concurrencer son Samson, son légendaire Otello, ou bien encore cet Enée qui illustre à merveille ce mélange de virilité et de poésie tant affirmées. Mieux encore, je reste marqué par son Parsifal : l'intensité et la vérité dramatique qu'il met au rôle est unique, et impose un personnage crédible là où tant d'autres sont bien falots. Et son Winterreise, très personnel, demeure inoubliable, brûlant comme la neige et pleins de tous les raffinements d'un authentique poète germanique et romantique. Son second Otello de studio chez EMI fait entendre une voix devenue difficile, mais encore tonnante et écrasante de charisme ; le génie de la composition dramatique de son second Maure est indescriptible, supérieur encore, malgré les aléas de la voix, à son premier enregistrement quatorze ans plus tôt dans les studios de RCA. Il faut toutefois aussi entendre Jon Vickers jeune dans le rayonnement de son timbre juvénile, alors ténorisant et radieux: c'est une merveille, tout particulièrement les témoignages de 1958 (Siegmund, Don Carlo et Giasone). La reparution récente d’archives de Covent Garden, par la Royal Opera House elle-même, me laisse espérer la possible apparition de son glorieux Enée de 1957, qui en fit une vedette du monde lyrique international du jour au lendemain (NDLA 5/2009: c'est chose faite!).  


Discographie

La discographie de Jon Vickers s’articule avant tout autour de six  studios essentiels: Otello avec Leonie Rysanek et Tito Gobbi sous la baguette de Tullio Serafin (RCA), Samson et Dalila avec Rita Gorr et Ernest Blanc sous la baguette de Georges Prêtre (EMI), Peter Grimes avec Heater Harper dirigé par Colin Davis (Philips), Fidelio avec Christa Ludwig et Gottlob Frick dirigé par Otto Klemperer (EMI), Aida avec Leontyne Price et Rita Gorr dirigé par Georg Solti (Decca) et enfin les Troyens avec Berit Lindholm et Josephine Vaesey dirigé par Colin Davis encore (Philips). Ces six enregistrements de studio sont des musts de leurs discographies respectives, et présentent incontestablement des rôles majeurs de Jon Vickers. Comme indiqué précédemment, on peut aussi préférer le second Otello de studio de Vickers, blessé vocalement mais plus grand tragédien encore; c'est mon cas. Pour Florestan, je souhaite signaler également la publication par Testament d’un live de Covent Garden avec Sena Jurinac, également sous la direction d’Otto Klemperer qui remet nettement en cause la prééminence de l’enregistrement studio. Embrasé par un chef bien plus dynamique et mobile à la scène qu’au studio, Jon Vickers s’y révèle plus émouvant et bien chantant que dans l’enregistrement EMI ; bénéfice secondaire, la Leonore de Sena Jurinac trouve des palpitations bien plus émouvantes et brûlantes que celle de Christa Ludwig, un brin marmoréenne au studio. 

Pour être parmi ses disques les plus célèbres, ses seconds Florestan et Otello avec Herbert von Karajan (EMI) sont beaucoup moins satisfaisants vocalement que ses legs de jeunesse avec respectivement Otto Klemperer et Tullio Serafin. Pourtant, son second Otello demeure peut-être le témoignage le plus saisissant de son génie dramatique, quelles que soient les difficultés vocales ; cela en fait pour les nombreux admirateurs de Jon Vickers, ou tout amateur à la recherche d’une démonstration éblouissante de vérité théâtrale en musique, un témoignage sans doute majeur et indispensable de l’histoire de l’art lyrique. Pour conclure sur les enregistrements studio de Jon Vickers, son Don José reste sans doute le plus humain et bouleversant de tous, et peut être écouté en studio chez EMI sous la baguette de Frühbeck de Burgos en compagnie de la Carmen de Grace Bumbry et de la Micaëla. Ces trois chanteurs sont également réunis sous la baguette de Herbert von Karajan, live à Salzbourg en 1967 (Arkadia).

Dans le répertoire wagnérien, difficile de résister à chacun de ses Siegmund précieusement préservés, que ce soit en studio avec Karajan (DG), le plus immense et poétique, ou avec Erich Leinsdorf, le plus puissant et viril (Decca), ou bien en live en 1958 à Bayreuth avec Hans Knappertsbusch (Melodram), ou, sous la baguette complice de Karajan à Salzbourg (Hunt) et au Met (Hunt également). Son Tristan est au studio avec Karajan (EMI)  poète et tragédien comme nul autre, bouleversant de musicalité et d’intensité dramatique. Moins bridé et dans un registre théâtral plus affirmé, ses enregistrements live à Buenos Aires avec Horst Stein (VAI) ou à Orange avec Karl Böhm (Rodolphe), les deux fois avec Birgit Nilsson, sont saisissants d’intensité ; les planches brûlent. Enfin, et surtout, son Parsifal en 1964 pour les derniers offices de Knappertsbusch est à nul autre pareil, juvénil et sage, héroïque et illuminé, rayonnant et intérieur à la fois. Entendre Vickers en Parsifal, c’est un peu se condamner à trouver tous les autres sommaires dans ce même rôle. Jusqu’ici disponible sous étiquette Melodram, Orfeo annonce prochainement la publication d’une de ces soirées dans un son radiophonique que l’on espère superlatif.
 
Du côté du live, on trouve aussi son Herodes et son Pollione d'Orange (Opera d'Oro), son Canio de Buenos Aires (VAI), et, surtout, ses célébrissimes Don Carlo de Covent Garden (Myto) et Giasone avec Callas, ou bien à la Scala (Hunt) ou à Dallas (Opera d'Oro). Son Nerone parisien, publié en disques noirs il y a fort longtemps, ne me semble pas avoir été à ce jour reproduit en CD. Dans l’album célébrant sa cinquantième édition, Ponto présente un duo live du second acte d’Andrea Chénier, permettant d’envisager une intégrale prochaine ; l’extrait en question présente un Chénier rêveur et extatique qui pourrait bien se révéler irrésistible. Un Riccardo de Covent Garden, confronté à Shuard et Bastianini, vient d'être judicieusement exhumé par l'éditeur maison. de notre ténor. Egalement, VAI vient de restituer son Benvenuto Cellini de 1975 à Boston (version très coupée et en anglais, réservée donc aux seuls admirateurs du ténor).  Aucune nouvelle malheureusement de son Hermann, de son Laca ou de son Alvaro. Il est permis d’attendre, il est doux d’espérer…   
  
En ce qui concerne les récitals, le disque d'airs d'opéra italien (Verdi, Puccini, Cilea, Giordano, Flotow) dirigé par Tullio Serafin en studio en 1960 est un must (RCA). Malgré un accent et un timbre peu italiens, Jon Vickers en remontre en classe, en musicalité et plus encore en intelligence, à tous ses rivaux contemporains les plus illustres. Quel plaisir d’entendre cette voix chanter Manrico, Lionel, Enzo, Cavaradossi, Frederico ou encore Andrea Chénier ! On peut aussi entendre Vickers chanter quelques extraits de Zauberflöte (scène des épreuves) et des Meistersinger (quintette) aux côtés de Joan Sutherland lors d'un concert londonien. Du côté des lieder, un Winterreise de 1984 étrange mais profondément superbe et étreignant avec Parsons en studio (EMI), ou avec Schaaf live en 1992 (VAI), mais aussi de magnifiques lieder de Dvorak et un superbe An die Ferne Geliebte beethovénien  entourés d'extraits du Samson de Haendel et d'airs de Scarlatti, parus récemment (CBC records). Parmi les autres oeuvres enregistrements de Jon Vickers, signalons le Messie sous la baguette de Thomas Beecham (RCA), le Chant de la Terre avec Jessye Norman et Colin Davis (Philips), le Requiem de Verdi avec Montserrat Caballé, Fiorenza Cossoto et Ruggero Raimondi dirigés par Barbirolli (EMI), ou bien encore deux neuvième de Beethoven dirigées respectivement par Lorin Maazel (CBS) et Zubin Mehta (RCA). 


Vidéographie

Le Tristan und Isolde et la Norma d'Orange, avec respectivement Birgit Nilsson et Montserrat Caballé, ont été filmés et son disponible chez VAI; le Fidelio de 1981 avec Gundula Janowitz a été filmé par l'INA mais ne semble pas encore avoir été restitué commercialement. Le Canio de Buenos Aires avec Joan Carlyle a également été filmé et est disponible chez VAI. Un Samson et Dalila avec Shirley Verret à Covent Garden a été disponible un temps en VHS. Par ailleurs, Karajan a filmé en studio avec Vickers Otello et Carmen, à fuir dans les deux cas, à moins d'avoir un goût prononcé pour le kitsch. Plus que le Tristan und Isolde, très statique, la Norma d'Orange, facilement disponible, est sans doute le témoignage vidéo le plus intéressant de Vickers; la présence d'une Caballé à son sommet ce soir là en Norma est un atout supplémentaire à cette légendaire soirée des Chorégies.
 
VAI a ressuscité des prises vidéo des débuts canadiens de Vickers, désormais disponibles en DVD. On peut y croiser Jon Vickers sous les habits du Des Grieux puccinien, de Mario Cavaradossi, de Manrico ou encore Canio. Ce ne sont pas des lives toutefois, mais des vidéos de studio sans doute initialement à destination de la télévision canadienne. Toujours chez VAI, un DVD de Jon Vickers le présente plus tardivement (1984) à travers quatre personnages selon le procédé précédemment décrit : Samson, Florestan, Peter Grimes et Otello.


Bibliographie

Jon Vickers a fait l'objet d'une belle biographie en anglais "A hero's life", complète et sans concession, écrite par Jeannie Williams et préfacée par Birgit Nilsson, disponible en anglais aux Northeastern University Press. 


Repères chronologiques

29/10/1926: naissance à Prince Albert
25/02/1954: Le Duc de Mantoue dans Rigoletto à Toronto (débuts sur scène)
04/03/1957: débuts à Cardiff dans Riccardo (prise de rôle)
24/04/1957: débuts à Covent Garden dans Don José
06/06/1957: Enée (prise de rôle) à Covent Garden
26/11/1957: Radamès (prise de rôle) à Covent Gaden
09/05/1958: Don Carlos (prise de rôle) à Covent Garden (Visconti-Giulini) avec Gobbi
28/07/1958: débuts à Bayreuth en Siegmund (prise de rôle) aux côtés de Rysanek
14/10/1958: débuts à Leeds en Samson de Haendel (prise de rôle)
06/11/1958: Giasone (prise de rôle) et première rencontre avec Callas à Dallas
08/01/1959: débuts à Vienne en Siegmund
11/09/1959: débuts à San Francisco en Radamès
17/01/1960: débuts au Metropolitan Opera  en Canio
17/12/1960: débuts à la Scala en Florestan (prise de rôle)
13/01/1961: Andréa Chénier (prise de rôle) à Vienne
17/05/1963: débuts au Teatro Colon de Buenos Aires en Otello (prise de rôle)
26/01/1964: débuts à Genève en Samson (prise de rôle)
21/07/1964: Parsifal (prise de rôle) à Bayreuth (ultimes représentations de Knappertsbusch)
23/10/1964: Sergei de Lady Macbeth (prise de rôle) à San Francisco
28/09/1965: Hermann (prise de rôle) au Met
29/07/1967: débuts à Salzbourg en Don José
25/09/1971: Tristan (prise de rôle) à Buenos Aires
26/02/1973: Peter Grimes (prise de rôle) au Met
13/07/1974: Unique Herodes à Orange
20/07/1974: Unique Pollione à Orange
15/11/1974: Laca (prise de rôle) au Met
17/01/1975: Alvaro (prise de rôle) au Met
03/05/1975: Unique Benvenuto Cellini à Boston
17/03/1978: Nerone (prise de rôle) à Garnier
25/10/1978: Vasek de la Fiancée Vendue (dernière prise de rôle) au Met
09/05/1979: premier Winterreise au festival de Guelph
17/05/1987: dernière représentation d'opéra, Samson et Dalila à Denver
02/06/1998: dernière apparition à Montréal dans le narrateur de Enoch Arden de R. Strauss 


Références discographiques et vidéographiques
 
A notre époque où les lives fleurissent dans les maisons d’édition pour notre plus grand bonheur, je ne garantis pas l’exhaustivité de la liste ci-dessous. A l’exception du film du Fidelio d’Orange, de la bande son de celui de San Francisco, du premier Messie studio de RCA en 1957,  et de la bande son du Cournonnement de Poppée de Liebermann, tous les témoignages ci-dessous ont fait l’objet d’une publication CD, VHS ou DVD.  
 
Beethoven : Fidelio – avec Jurinac, dir. Klemperer; live Londres (Testament)
Beethoven : Fidelio – avec Ludwig, dir. Klemperer; studio (EMI)
Beethoven : Fidelio- avec Ludwig, dir. Karajan; live Vienne (DG)
Beethoven : Fidelio – avec Rysanek, dir. Böhm; live San Francisco (LP Melodram)
Beethoven : Fidelio – avec Janowitz, dir. Mehta, vidéo Orange (INA)
Beethoven : An die ferne Geliebte – live Toronto (CBC Records)
Beethoven : Neuvième symphonie, dir. Maazel; studio (CBS)
Beethoven : Neuvième symphonie, dir. Mehta; studio (RCA)
Bellini : Norma – avec Caballé, dir. Patané ; live Orange (CD Opera d’Oro, DVD VAI)
Bizet : Carmen – avec Bumbry, dir. Frübeck de Burgos ; studio (EMI)
Bizet : Carmen – avec Bumbry, dir. Karajan ; live Salzbourg (Arkadia)
Bizet : Carmen – avec Bumbry, dir. Karajan ; film d’opéra (Unitel)
Berlioz : Benvenuto Cellini - avec Wells, dir. Caldwell ; live Boston, en anglais (VAI)
Berlioz : Les Troyens – avec Thebom, dir. Kubelik ; live Londres, en anglais (Testament)
Berlioz : Les Troyens – avec Vaesey, dir. Davis ; studio (Philips)
Britten : Peter Grimes – avec Harper, dir. Davis ; studio (Philips)
Cherubini : Medea – avec Callas, dir. Rescigno; live Dallas (Melodram)
Cherunini : Medea – avec Callas, dir. Rescigno; live Londres (Melodram)
Cherubini : Medea – avec Callas, dir. Schippers; live Milan (Hunt)
Dvorak : Lieder – live Toronto (CBC Records)
Haendel : Messiah – dir. McMillan; studio RCA (LP uniquement)
Haendel : Messiah – dir. Beecham ; studio (RCA)
Haendel : Samson (extraits) – live Toronto (CBC Records)
Leoncavallo : I Pagliacci – avec Calyle, dir. Bartoletti ; live Buenos Aires (CD et DVD VAI)
Mahler : Das Lied von der Erde – avec Norman, dir. Davis; studio (Philips)
Monteverdi : Incoronazione di Poppea – avec Jones, dir. Rudel; live Paris (LP LR)
Saint-Saëns : Samson et Dalila – avec Gorr, dir. Prêtre ; studio (EMI)
Saint-Saëns : Samson et Dalila – avec Domingue, dir. Fournet ; live Amsterdam (Gala)
Saint-Saëns : Samson et Dalila – avec Verrett, dir. Davis ; vidéo Londres (VHS Warner)
Schubert : Winterreise – Parsons, piano ; studio (EMI)
Schubert : Winterreise – Schaff, piano; live Paris (VAI)
Strauss : Salome – avec Rysanek, dir. Kempe ; live Orange (Melodram)
Strauss : Enoch Arden – Hemelin, piano ; live Montréal (VAI)
Verdi : Un Ballo in maschera - avec Shuard, dir. Downes ; live Londres (ROH)
Verdi : Don Carlo – avec Brouwenstjin, dir. Giulini ; live Londres (Myto)
Verdi : Aïda – avec Price, dir. Solti ; studio (RCA)
Verdi : Aïda – avec Jones, dir. Downes ; live Londres (Myto)
Verdi : Otello – avec Rysanek, dir. Serafin; studio (RCA)
Verdi : Otello – avec Freni, dir. Karajan; live Salzbourg (Opera d’Oro)
Verdi : Otello – avec Freni, dir. Karajan ; studio (EMI)
Verdi : Otello – avec Freni, dir. Karajan ; film d’opera (Unitel)
Verdi : Requiem – avec Caballé, dir. Barbirolli; studio (EMI)
Wagner : Tristan und Isolde – avec Dernesch, dir. Karajan; studio (EMI)
Wagner : Tristan und Isolde – avec Nilsson, dir. Stein; live Buenos Aires (VAI)
Wagner : Tristan und Isolde – avec Nilsson, dir. Stein ; live Vienne (Myto)
Wagner : Tirstan und Isolde – avec Nilsson, dir. Böhm; live Orange (DVD VAI)
Wagner : Die Walküre – avec Rysanek, dir. Knappersbusch; live Bayreuth (Arkadia)
Wagner : Die Walküre – avec Brouwenstjin, dir. Leinsdorf; studio (RCA)
Wagner : Die Walküre – avec Janowitz, dir. Karajan; studio (DG)
Wagner : Die Walkûre – avec Janowitz, dir. Karajan; live Salzbourg (Hunt)
Wagner : Die Walküre – avec Crespin, dir. Karajan; live New-York (Hunt)
Wagner : Parsifal - avec Shuard, dir. Goodall; live Londres (ROH)
Wagner : Parsifal – avec Hotter, dir. Knappertsbusch ; live Bayreuth (Melodram)
 
 

Publié dans Oeuvres et artistes

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